Premiers 100km de Batty

Je vous présentais Batty dans le précédent billet, il est temps de faire plus de distance que de simplement revenir du boulot avec. Direction l’est parisien, le bois de Vincennes, pas mal de routes, de l’architecture et les bords de Marne !

Un vélo de course posé sur un buisson, à l'arrière plan la perspective sur le château de Sceaux

Lors de mon premier trajet en rentrant du boulot, j’ai trouvé que la selle accrochait avec mon pantalon. Ce n’était pas très confortable. J’ai donc fait le choix de partir en cycliste court malgré les 4°C ambiant (mais tendant vers les 10°C en milieu de journée). Je n’ai pas regretté ce choix n’ayant aucun soucis de ce côté là.

Par contre, il n’a fallut que quelques kilomètre pour… Crever ? Non, mais presque. Roue arrière un peu souple, il a fallut regonfler. Découvrir que le vélo est équipé de CAA à obus qui se dévissent quand tu dévisses la pompe, donc remettre l’obus, regonfler et cela 2 ou 3 fois avant de trouver la bonne combinaison.

vue de la roue arrière d'un vélo, une pompe est posée sur la roue

Oui, bon, pas de surprise venant de moi, hein. Le contraire eut presque été décevant.

La trace ayant été générée d’une façon un peu aléatoire, le trajet n’emprunte pas les voies habituelles et c’est tant mieux. Avant de quitter Paris, petit tour par le polygone de Vincennes. Il a l’avantage par rapport à Longchamps de ne pas avoir de sortie de camion (sic), mais sur ces routes humides de la matinée, les virages sont vraiment flippants. Cela n’empêche pas le pack de passer rapidement. L’envie est grande de prendre une roue mais je suis en rodage, et je n’ai fait que de 20 km, alors coooool.

Après Vincennes, Champigny-sur-Marne puis Noisy-le-Grand. De loin sont visibles les grands immeubles en forme de camembert que l’on voit depuis l’A4. Petit détour pour aller les observer de plus près. C’est très impressionnant et ils sont très hauts ! J’apprends que ce sont Les Arènes de Picasso.

vue en contre plongé au grand angle d'un vélo de course posé devant un immeuble de 14 étages en forme de très grand disque

Aller, une sans le vélo.

un immeuble de 14 étages en forme de très grand disque

Je me suis souvenu qu’il y a un autre ensemble d’immeubles que j’avais très envie de voir :  Les Espaces d’Abraxas. Merci la trace aléatoire de nous faire passer si proche de ces lieux. Je n’y serai probablement pas venu volontairement car le quartier n’a rien de charmant pour la promenade à vélo, mais je suis ravi d’y être. Alors suite du détour et direction cette construction qui semble d’un autre lieu et d’un autre temps. On comprend que des films soient tournés ici (et d’ailleurs un clip de rap pendant que j’étais sur place).

vue large d'un ensemble d'immeuble de type brutaliste

La lumière, une contre plongée, une porte antique devant un passage sous l’immeuble baigné de ciel bleu : une photo à ne pas rater !

Au cœur d'un immeuble d'habitation de style brutaliste, béton et verre, une porte d'aspect antique laisse passer un ciel bleu. Un vélo de course est posé sous cette porte et son ombre se découpe sur le ciel. La vue est large et le vélo n'est pas très gros, les immeubles imposants
Au cœur d'un immeuble d'habitation de style brutaliste, béton et verre, une porte d'aspect antique laisse passer un ciel bleu. Un vélo de course est posé sous cette porte et son ombre se découpe sur le ciel, en vue serrée, la porte occupe presque la totalité de l'image

C’est reparti, petit creux et pause sandwich au soleil mais un peu au vent. La journée est vraiment magnifique et idéale, mais le vent est frais. Il est beau ce vélo dites donc !

vue en plongé sur un vélo de course vert foncé et noir, on distingue une partie du cintre et l'avant du cadre. il est posé sur un mur en briques

On pousse jusqu’à Lagny mais franchement pas la bonne route et rien à y voir. Arrivés à un panneau incompréhensible, on se dit qu’il n’y a rien à faire ici alors, hop, demi tour.

une œuvre composée d'une accumulation de panneaux routier de tout type, prise en plan serré

Le retour se fait par une trace plus classique. Bords de Marne, reprendre un bout de la (magnifique) V4 découverte l’année dernière. Photo traditionnelle de l’usine de chocolat.

un vélo de course sur un pont en bois au dessus d'une rivière, en arrière plan un bâtiment industrielle et un grand pont métallique qui traverse la même rivière. Des arbres sans feuille bordent le court d'eau de part et d'autres

Passage rive droite de la Marne pour à nouveau le Bois de Vincennes et retour. Franchement pas si mal pour une trace presque improvisée. Il est beau ce vélo, non ? Et avec un Tux mangeable dessus ?

Un bonbon en forme de pingouin posé sur la lampe d'un véo

Il est déjà sale ce vélo, non ?

vue sur la roue arrière d'un vélo de course. On voit un bidon et de la saleté sur le cadre

La trace passant devant la Cipale, on profite d’un match de rugby pour y entrer et faire un petit tour de piste. Plaisir ☺️ Et finalement retour au bercail.

Bon aller, ce n’est pas tout mais si la sortie était sympa, ce qui compte ce sont les premières impressions.

➖ J’ai pris un cadre M alors que Libellule est en L. Malgré cela la potence très longue fait que je ne suis pas totalement à l’aise et que je retrouve une position un peu trop longue. Je ne sais pas trop ce que je vais faire. Continuer, cela fait longtemps que je suis comme ça, ou raccourcir la potence ? J’hésite (c’est long à faire, et il faut probablement raccourcir les durites de frein et c’est cher), on va attendre un peu (et peut-être faire enfin une étude posturale ?).

➖ Les pédales avec une seule face clipsable. Quelle mauvaise idée. Je les trouvais jolies et l’argument d’avoir une surface d’appui plus large me semblait cohérent. Mais je n’ai que des pédales avec les deux faces clipsables et à chaque départ je cherche la pédale, le clips, etc. Obligé de regarder, elle ne tombe jamais comme il faut. Ça c’est une vrai nuisance. Hors parcours urbain, cela se fera oublier. Je vais garder pour le moment.

➖ La selle, ben, disons que ce n’est pas le coup de foudre mais il faut que je lui laisse sa chance. La forme me convient et l’arrière train n’a pas plus souffert que ça mais la matière accroche un peu trop à mon goût et j’ai tendance à préférer quelque chose de plus glissant. Pareil, je garde, elle va peut-être perdre ce côté adhérent, et sinon c’est facile à changer.

➕ Le cadre. Ouah ! Léger, dynamique ET souple, oui. Malgré le marketing j’avais peur d’avoir un truc super raid, mais pas du tout. Je suis très positivement surpris. Je garde une réticence à ce choix pour la fragilité et la quasi impossibilité de réparer, mais à l’usage pour l’instant, très bien.

➕ La distribution 48×35 et 10×36 en 12 vitesses offre une plage d’utilisation très riche. Alors 48-10 ça tire, oui. Beaucoup 😁 Mais 35×36 ça grimpe aussi beaucoup ! Idéal pour de la longue distance sur des terrains vairés. Il y a la possibilité de passer en 43×30 si je vais passer 15 jours dans les Alpes

➕ Le changement de vitesse électrique. Gadget ? En tout cas je ne l’ai pas choisi, ce n’était pas du tout dans mes critères. Et donc non, pas du tout gadget. Mazette quel confort ! Précis, rapide, efficace. Élimine la fatigue (j’ai parfois des ampoules à la main droite au bout de 5/6 jours de voyages), s’adopte instantanément. Je pense que le bond en confort est au moins aussi grand que celui du passage aux vitesses indexées. Évidemment je redoute la panne, de batterie ou matérielle, qui va me laisser sur le carreau. Je n’ai pas encore testé le mode « automatique » (qui adapte le plateau ou le pignon je ne sais plus en fonction de quoi et dans quelles conditions)

➕ Freinage hydraulique. Enfin un vélo qui freine, c’est vraiment le plus gros point noir de Libellule. Ça me change la vie, et évidemment il va falloir être prudent.

➕ C’est un vélo qui va vite 😅 Alors cette fois-ci j’ai été plutôt prudent, temps de la découverte. Et j’ai une grosse crève avec un bronchite qui s’annonce, donc pas une forme idéale. Pourtant avec le cadre qui répond bien et la transmission nickelle, je me sens pousser des ailes, aussi bien sur le plat que les petites côtes. Ce vélo est bien plus fort que moi et ce n’est donc pas lui qui va me freiner !

Pas d’avis sur les roues, je ne suis pas assez spécialiste pour cela.

Et la suite ?

J’ai déjà ajouté des outils, mon rétro viseur et ma sonnette. Le support téléphone est en commande (Quad lock). Il me reste à trouver une sacoche top tube pas trop moche et étanche pour une batterie (D4 ne fait plus en noir celle que j’ai déjà et je n’ai pas envie de passer cette sacoche d’un vélo à l’autre) et une pompe que je pourrais fixer au support bidon. Pareil, D4 semble ne plus faire celle que j’ai et qui fait l’affaire, mais comme elle est trop petite pour les gros pneus de Libellule, je vais peut-être juste faire un échange et trouver une autre pompe pour le gravel.

En l’état, ma seule interrogation est l’éclairage. Je suis un inconditionnel de la dynamo moyeux : confort, longévité. Pas de surprise. Et c’est en particulier indispensable si l’on roule plusieurs nuits sans trop pouvoir recharger. Mais cela va ajouter un poids au budget, pose une question existentielle de comment fixer les lampes sur ce cadre qui n’est pas du tout prévu pour (un support type gopro existe à placer sous le support Quad lock par exemple, mais je n’ai pas (encore) trouvé de lampes dynamo capable de se fixer ainsi). Et puis il faudra faire passer des fils et sur ce magnifique cadre qui est totalement dépourvu de fil apparent, cela me fait mal au cœur (oui, j’ai le cœur fragile, que vais fazer ? (d’ailleurs j’ai complètement oublié mon Duolingo avec la rédaction de ce billet (ça devient n’importe quoi ces parenthèses, on dirait du LISP))).

Bref, vous l’avez compris et sans trop de surprise heureusement, Batty est un coup de cœur prometteur que j’ai hâte d’utiliser.

Le Strava pour les curieuses et les curieux.

(Article d’origine avec plus de photos : Premiers 100km de Batty)

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